Démarche écologique

« Que le Seigneur se réjouisse en ses œuvres ! »
Psaume 103, 31romarin
 
Une communauté monastique fait d’emblée le choix d’une vie simple, la plus unifiée possible, respectueuse des dons du Créateur et de ses frères les hommes. Ainsi lorsqu’en 2009 nous avons fait le choix d’utiliser une partie de nos terres à la culture de plantes aromatiques en bio,

il n’y avait que quelques pas à faire pour être dans la cohérence... et pourtant, c’était un vaste chantier qui  s’ouvrait alors à nous. Le choix de plantes du pays (la Provence) s’imposait.

Deux visites de Pierre Rabhi, une de Lydia et Claude Bourguignon, un suivi de la chambre d’agriculture par son spécialiste en plantes aromatiques, nous ont confortées dans notre projet dont l’évidence n’était plus à prouver. Il fallait donc le vivre. Certifications nécessaires, inscription aux différents partenaires du réseau bio très dynamique de la région, ont été les portes d’entrée dans un engagement écologique réfléchi et progressif, qui, en même temps, devait trouver son équilibre propre et particulier au sein de notre appel monastique.

Notre évêque nous a soutenues et encouragées, soucieux de la bonne avancée de la réflexion écologique, théologique, philosophique et anthropologique au cœur du diocèse et pour l’Église. Un groupe de recherche et de réflexion s’est constitué autour de la communauté pour devenir aujourd’hui l’Association OEKO-LOGIA, chrétienne, œcuménique.

La crise écologique est une crise spirituelle. Nous sommes convaincues que ne pas respecter lcalendulaa terre mène à ne pas respecter l’homme et donc à ne pas respecter Dieu. Cela peut se lire en sens inverse : ne pas respecter Dieu, mène à ne pas respecter l’homme et ne pas respecter la terre.

A tous ceux qui le demandent, nous offrons la possibilité d’expérimenter le travail de la terre en aidant aux petits travaux du jardin. C’est souvent une manière efficace pour eux de découvrir la démarche écologique, son pourquoi, son bienfait.

Chemin parmi d’autres de la nouvelle évangélisation, chemin de conversion qui commence par nous-mêmes : nous mettons en acte notre modeste part de colibri par les moyens qui aujourd’hui veulent tenter de répondre aux graves et réelles questions de la vie de l’humanité et de la planète.

 
Nos choix :
- Planter et récolter à la main ;
- Réduire le travail du sol, par le recours au paillage sur les rangs, à l'enherbement inter-rangs ;
- Utiliser des intrants naturels (fumier, compost végétal, brf produit sur place) ;
- Soigner les plantes par les plantes, associer les plantes compagnes ;
- Alterner les essences sur les parcelles ;
- Nous laisser émerveiller !
 
Chaque année, le dernier samedi de septembre, nous célébrons la Journée de prière pour la sauvegarde de la Création, œcuménique.
 
Des reportages...
Article de D. Lang paru dans Le Pèlerin du 23 mai 2013 et repris sur le site Eglises et écologie
Vidéo des Fr. B. Ente et J.-B. Rauscher, dominicains, pour le cri de mai 2013 sur montesinos.fr (Justice et paix)
Documentaire Notre soeur la lune de Virginie Berda, KTOTV, octobre 2014


© Monastère des dominicaines de Taulignan - 2013